THE lard!

Pour être plus exact il eut fallu titrer cet article IL lardo, puisque le produit que les C&C vous proposent de découvrir aujourd’hui, est un produit qui vient de chez nos amis transalpins, les rois de la pasta et des lunettes de soleil griffés, les auteurs d’un des plus grands tubes de notre enfance, les descendants des Romains bref: les Italiens. C’est d’ailleurs notre voisine vénitienne qui nous a ramené ce mets délicat et convoité qu’est le lard de Colonnata, puisque c’est de lui dont il s’agit. A première vue quand on le découvre on dirait un carreau de marbre, recouvert de quelques grains de sel, de poivre et d’un peu d’herbes (romarin), rien à voir avec notre bon vieux späck! Et ici, la comparaison avec le marbre n’est pas fortuite. D’abord parce que le lard de Colonnata est affiné durant six mois minimum dans des vasques de marbre appelées conche (une conca, des conche). Une fabrication qui remonterait à l’Antiquité et qui serait très étroitement liée aux célèbres carrières de marbre de Carrare voisines du village de Colonnata. Ce produit qui fut il y a fort fort longtemps un repas pour les esclaves, puis au début du XXe siècle le casse-croute des ouvriers des carrières, est aujourd’hui un produit de luxe à près de 40 euros le kilo!

Côté dégustation, c’est bien simple, le produit fond en bouche. Il n’a besoin de rien juste d’un peu de pain grillé. Idéal en hiver pour accompagner une soupe de potirons par exemple, en été il se mariera bien avec une salade de tomates simplement assaisonnée d’un peu d’huile d’olives. A Strasbourg, hélas, difficile voire même impossible d’en trouver, il faut soit avoir une super voisine comme les C&C, soit se rendre à Paris ou mieux encore faire une virée à deux en Italie!

Paris, c’est la campagne, épisode 6: un final en beauté!

 

Pour finir (enfin!!!!) de vous narrer notre épopée parisienne,  un petit détour par l’Italie et plus exactement la Toscane. Alors, on ne va pas y aller pas 4 chemins, on ne va pas prendre les petits routes en vespa, on va tracer en Ferrari sur l’autoroute: c’est notre coup de coeur parisien! D’abord, parce que quand on pénètre dans cette minuscule échoppe, ça déborde d’Italie de la cave au plafond : un fourbis de produits made in Toscana (le lieu fait restaurant ET épicerie), une table d’hôtes un peu en bordel au fond, un maillot de foot (forcément), des objets kitsch, une télé (re-forcément), 2 ou 3 tables coincées les unes aux autres, les 2 patrons so italiano: gouaille chaleureuse pour l’un, service classe et discret pour l’autre et les filles souriantes et pleine de vie. Bref, tout ce qu’on aime en Italie est ici réuni. Mais trève de suspense on vous donne tout de suite le nom de ce petit morceau de Toscane installé à Paris depuis 2 ans: Piccola Toscana, juste derrière le square Montholon dans le 9e (oui c’était un peu notre coin le 9e, nous avons appliqué la règle de tous bons parents parisiens: dans un périmètre de 500 mètres autour de ton logement tu vivras, les autres arrondissements tu banniras!). Retournons en Italie (vraiment, je vous jure qu’on s’y croyait), dans l’assiette, pour commencer un mélange des produits vedettes de la maison: un assortiment de charcuteries (notamment une soppressata, sorte de fromage de tête italien à tomber par terre) et de fromages (dont certains parfumés à la truffe et à la poire). Nous avons enchaîné avec une porchetta pour Monsieur Choucroute et les ravioli du jour pour Madame Churros. La porchetta c’est LA spécialité de la maison, une tranche de cochon de lait farcie aux herbes, fondante à coeur et croustillante tout autour: une prouesse de cuisinier que d’avoir un tel résultat, dixit Monsieur Choucroute qui a choisi de faire comme les Toscans et de la manger accompagnée de haricots blancs. Les ravioli du jour étaient aux câpres, accompagnés d’un peu de sauce tomate et de fromage sur le dessus, un plat de pâtes comme là-bas dit! Vu les quantités servies, nous n’avons plus eu de place pour un dessert (c’est dire si c’est bien servi), le tout arrosé d’un Sodole de la famille princière des Strozzi. En parlant des Strozzi, une petite anecdote découverte dans le Paris Match de la semaine dernière. Les jeunes princesses Strozzi pourraient être les descendantes de…la Joconde! Décidément, il y a vraiment de la magie dans ce petit coin d’Italie à Paris. A découvrir en détail dans notre galerie photos (cliquer sur à suivre!).

Piccola Toscana

10 rue Rochambeau

75009 Paris

09 51 04 46 35‎

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